Report on the 18th Festival, 2006
Après une année 2005 difficile, les comptes de l’association font apparaître un excédent de 2896
euros en 2006. 1686 adhésions, c’est plus que
l’année précédente (+12 %) malgré un festival
raccourci d’une journée. Côté entrées, nous
enregistrons une baisse du chiffre global (5656,
soit 11 %) parce que le nombre de séances a
diminué, tandis que l’affluence à chaque séance a été supérieure (record
battu le samedi à 20h avec 922 entrées pour « Loving Annabelle »). La moyenne
par séance s’établit à 396 entrées au Trianon et 64 à la Halle Saint-Pierre,
hors débats (respectivement 243 et 51 en 2005). En moyenne, les adhérentes
ont donc vu moins de films chacune (3,4 contre 4,2 en 2005). 201 d’entre
elles ont eu recours aux préventes et 175 ont choisi le pass qui leur a permis
de voir 10,5 séances en moyenne.
78 films ont été projetés, provenant de 16 pays dont 10 films francophones
et 11 longs métrages de plus de 60 minutes. Les séances les plus attractives
ont d’abord concerné les longs métrages de fiction : « Loving Annabelle »,
l’ouverture avec le concert de Nawal et la projection de « The Journey »,
« Sévigné », « Both » mais aussi la séance de courts « l’amour dans tous ses
états ». À la Halle Saint-Pierre, la salle était comble pour les courts métrages
sud-africains, la reprise de « The Journey » et « Unveiled ». Une vingtaine de
réalisatrices sont venues présenter leurs films et rencontrer les festivalières.
Comme les années précédentes, tous les films en langues étrangères ont
été sous-titrés par les traductrices bénévoles et 2006 a vu le développement
de l’accueil des femmes sourdes et malentendantes avec le sous-titrage des
films francophones et la présence d’interprètes en langue des signes pour la
présentation des séances. Cet effort n’a pas toujours été bien compris et des
rires incongrus ont parfois fusé de la part des spectatrices entendantes à la
lecture des sous-titres spécifiques aux films en français.
Le 18e festival a ouvert grand ses portes aux
artistes plasticiennes, avec deux expositions.
La première présentait les oeuvres de dix artistes
(peinture, gravure, photo, sculpture et créations
composites) réparties entre l’espace mezzanine
et le jardin d’hiver (invitée d’honneur Yeva) tandis
que d’autres lieux du festival (cafétéria, espace
stands, toilettes) étaient investis par 11 artistes internationales dans le cadre
du concept F-Space. Des oeuvres d’avant-garde, parfois provocatrices, qui
interpellaient le public afin de nourrir les discussions
informelles et d’enrichir le débat « femme(s) &
Art contemporain ». À l’issue de l’atelier slam du
dimanche après-midi, animé par le collectif Slam
o’ féminin, les participantes se sont produites en
ouverture de la séance de clôture.
D’un point de vue financier, la hausse des recettes résultant d’une meilleure
fréquentation s’accompagne d’une baisse des dépenses consécutive aux
effets combinés de la durée moindre du festival et des efforts d’économies
réalisés par toutes les commissions. L’organisation du festival sur 3 jours
et une soirée a permis de réduire les dépenses consacrées au lieu (-7 %),
malgré la hausse relative du coût de location du Trianon (même tarif pour
une journée de moins) et de l’équipement technique (+9 %). Les économies
les plus importantes ont été réalisées en programmation (-40 %), après une
hausse très forte en 2005. Cette année, le choix avait été fait de ne pas
présenter de films en copie 35 mm, ce qui a permis d’économiser sur les
frais de transport. Les dépenses d’impression du catalogue ont également
été réduites (-15 %) du fait d’une meilleure estimation du tirage nécessaire.
Les frais de communication diminuent également (-18 %) en raison du
recours plus important aux outils dématérialisés (messagerie et internet). Le
travail remarquable des bénévoles de la commission restauration, ajouté à
l’affluence en hausse, ont permis de faire nettement progresser le bénéfice
de la cafétéria, tout en maintenant des prix de vente très raisonnables.
Une soirée dansante a de nouveau été organisée à La Loco en 2006 mais
son résultat (299 entrées) s’est révélé insuffisant pour équilibrer le budget
engagé. L’explication probable en est son organisation le vendredi soir,
correspondant à l’ouverture du festival. Les trois soirées au Tango des 26 mars,
11 juin et 26 novembre restent bénéficiaires, avec toujours plus de succès et
une image maintenant solidement établie. Le festival Best Of Mixte avancé
au mois de mai est déficitaire pour la quatrième année consécutive. Malgré
la baisse des coûts de location du matériel vidéo et l’organisation d’une nuit
spéciale pour son dixième anniversaire (« Gouine Night is Falling »), le BOMn’a pas rassemblé suffisamment de spectateurs
(488 entrées, soit - 4,7 %) pour rentabiliser les
dépenses de location et d’acheminement des
films. La sortie rapide des longs métrages de
fiction en DVD rend difficile la sélection de films
d’appel pour cet événement (cf. édito p. 1).
Les dépenses de fonctionnement, hors incidence des exercices antérieurs,
restent stables. La subvention accordée par la ville de Paris (10 000 euros,
comme en 2005) a été affectée à l’apurement du déficit antérieur, au maintien
de tarifs faibles pour les tickets d’entrées aux séances, à la distribution
gratuite du catalogue aux adhérentes, à la prise en charge de l’adhésion des
réalisatrices présentes et à divers petits équipements.

Le succès du 18e festival contribue au rétablissement de l’équilibre financier
de l’association, en dépit de la fréquentation décevante lors du Best Of Mixte
de mai. Ce résultat est porteur d’une dynamique positive au sein de l’équipe
largement renouvelée en 2006.
Toutefois, l’augmentation annoncée du tarif
de location du théâtre Trianon nous conduit à rester vigilantes quant à la
maîtrise des coûts.
L’année 2007 sera marquée par le retour à la durée
traditionnelle du festival Quand les lesbiennes se font du cinéma (du 31
octobre au 4 novembre 2007) et par l’abandon du festival Best Of Mixte, au
profit d’événements en co-organisation avec des partenaires associatifs. La
poursuite des efforts en matière de communication reste nécessaire pour
assurer la pérennité des événements organisés par l’association, ainsi que
le renforcement de la commission restauration. Cette année encore, nous
avons reconduit notre demande de subvention à la Mairie de Paris afin de
maintenir des tarifs accessibles malgré les hausses de coût.
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