Pour la seconde année consécutive, le festival s’est déroulé sur un week-end sans jour férié et, sans l’effet 20e
anniversaire, l’affluence a été en léger recul. 1700 adhésions, c’est -12 % par rapport à 2008. Avec 8 %, l’adhésion
soutien progresse, de même que les formules en prévente (9 %) et la part des adhésions à tarif réduit (21 %).
Proportionnellement, les adhérentes moins nombreuses
ont vu plus de films. En effet 6601 entrées ont été
enregistrées, soit une baisse de 3 % seulement. Le nombre
moyen d’entrées par adhérente est d’ailleurs de 3,9 (contre
3,6 en 2008). La sélection comportait 73 films venus de
18 pays différents. Pas de séance record en 2009 mais de
bons scores pour Drool (685 entrées), la séance de courts
métrages Nos courts préférés (567), Hannah Free (541)
et la soirée d’ouverture avec la prestation très émouvante
et pêchue de Mélissa Laveaux, suivie de la projection de
Ghosted, marquant le retour de Monika Treut (450). Comme
chaque année, l’auditorium de la Halle-St-Pierre a été
largement rempli lors de bien des séances : Mieux vaut tard
que jamais (108), Sortir du Nkuta (107), Paroles africaines (94), ou encore U People (95) et Histoires que personne ne
raconte… (95), ainsi que pour les séances de courts métrages Il était une fois… (103) et Nos courts préférés (87).
L’intervention d’Anne Delabre sur Le cinéma français et
l’homosexualité et les deux discussions, Bagdam fête
ses 20 ans et Black Feminism, ont connu un vif succès, de
même que les rencontres avec les réalisatrices à l’issue de
plusieurs séances. Par contre, l’atelier/discussion Sexualité
et Plaisir du lundi après-midi au Trianon a dû être annulé,
une des intervenantes ayant eu un empêchement.
Effet collatéral de la crise ? Les réalisatrices ont été moins
nombreuses à venir au festival.
L’exposition F-SPACE 4 inaugurait son nouvel écrin,
une tente blanche dans le jardin d’hiver, dans laquelle les
festivalières pouvaient découvrir les vidéos manifestes
de la série des Femmeuses de Cécile Proust, l’installation
vidéo d’Evelyn Stermitz, Rose is a rose et, le dimanche,
la performance d’Astrid Breel, Own Me. Les deux autres
artistes, Sophie Boulet et Elena Garcia-Oliveros, ont investi
les toilettes de leurs installations in situ.
Globalement, les comptes annuels sont clos en léger déficit
(1 647 €, soit 2 % du budget total). Toutefois, le festival
lui-même est en quasi-équilibre. Malgré la diminution des
recettes liée à la moindre affluence, des économies ont été
réalisées pour la programmation, l’édition des documents et
l’organisation de l’exposition. Outre son apport inestimable
à l’ambiance générale, la cafétéria génère toujours un
excédent bien utile au financement du festival, en légère
diminution toutefois. La subvention de la Ville de Paris, au
titre de l’Observatoire de l’égalité femmes/hommes, reste
stable (8000 €).
Une première un peu faible pour le Printemps
Seule exception, la fête du 31 octobre au Bus Palladium
qui, malgré la baisse des coûts résultant d’une solide
négociation de la commission, n’a pas séduit suffisamment
de danseuses. Mais les 344 présentes ont mis le feu côté
ambiance ! Le déficit de la soirée, moindre qu’en 2008, n’est
pas compensé par les excédents des trois Thés au Gazon
de Cineffable au Tango. Par ailleurs, avec 115 entrées sur
3 séances, le nouvel événement ouvert à tous du 7 juin,
le Printemps de Cineffable, n’a pas rencontré le succès qui
aurait permis de couvrir les dépenses générées. Le temps
passé à rechercher une salle adaptée et abordable a retardé
le lancement de la communication sur ce nouveau rendezvous.
Ce mauvais résultat (-1230 €) vient accentuer le léger
déficit (392 €) imputable à l’activité fêtes.
Pour 2010 et malgré l’incertitude qui pèse encore sur le
lieu (les travaux au Trianon seront-ils finis à temps ?),
l’équipe s’attelle d’ores et déjà à concocter un programme
alléchant, avec une attention particulière aux oeuvres
et actions militantes, en lien avec les quarante ans du
féminisme – mais pas seulement – dans la programmation
et les débats. La demande de subvention sera reconduite
et adaptée en fonction d’éventuels besoins de financement
complémentaire. En attendant, votre présence lors des
rendez-vous hors les murs et au Tango contribuera aussi à
la poursuite du festival.
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